Le biodiesel est un carburant non toxique et biodégradable. Il est fabriqué à partir d’huiles végétales, d’huiles à cuisson usées, de graisses animales ou de tallöl (un résidu de la fabrication de pâtes et papiers). Grâce à un procédé appelé transestérification, on fait réagir de l’huile et de l’alcool – habituellement du méthanol, mais l’éthanol peut aussi être utilisé – et un catalyseur tel que l’hydroxyde de sodium. Résultat : une réaction chimique, d’où sont issus de la glycérine et un ester appelé biodiesel, a lieu. Le biodiesel est produit à partir de ces matériaux. La majeure partie du biodiesel est produite par cette méthode.
Sa combustion est meilleure que celle du diesel classique. Il se consume à un degré supérieur de cétane et produit moins d’émissions de gaz à effet de serre (GES) qui contribuent aux changements climatiques.
Le biodiesel est un mélange de diesel pétrolier et de biodiesel qui peut alimenter tous les véhicules. Puisque le biodiesel peut être mélangé au diesel dans toutes les concentrations, la teneur du mélange variera selon l’économie, la disponibilité, le niveau d’émissions recherché, la compatibilité du matériel et les caractéristiques d’émissions. De plus en plus de fabricants appuient l’usage de mélanges de biodiesel à teneur moindre (p. ex., 5 p. 100) dans leurs moteurs. Certains d’entre eux étendent maintenant la garantie aux nouveaux véhicules diesel pour l’utilisation de mélanges inférieurs de biodiesel, à condition que le carburant satisfasse aux normes pertinentes. Certains fabricants fournissent parfois des véhicules déjà pleins de mélanges de biodiesel.
Dans les climats froids, le biodiesel tend à perdre de la viscosité, particulièrement les mélanges à teneur plus élevée. Pour compenser cet effet, il pourrait être nécessaire de modifier la source ou d’inclure des additifs qui atténuent les effets du froid sur ce carburant. Des travaux de recherche et des essais sont en cours. Ils visent à réduire les coûts de production du biodiesel et à régler les problèmes liés au temps froid.
Actuellement, les véhicules du parc de Toronto Hydro sont alimentés par un carburant qui contient 5 p. 100 de biodiesel (B-5) et un carburant qui en contient 20 p. 100 (B-20). Le Saskatoon Transit Services et la Société de transport de Montréal(STM) font également l’essai du B-5 et du B-20 dans les autobus urbains. Les progrès technologiques associés à la production du biodiesel pourraient en réduire le coût.
Les émissions de GES à l’échappement du biodiesel ne sont pas tellement inférieures à celles du pétrodiesel. Mais, au cours de son cycle de vie – à partir de la culture des oléagineux jusqu’à la fabrication et à l’utilisation de la graisse animale – par la production et l’utilisation du carburant, le biodiesel pur produit de 60 à 100 p. 100 moins d’émissions de gaz à effet de serre que le pétrodiesel, selon l’huile ou la graisse utilisée. Un carburant composé de pétrodiesel et de 20 p. 100 de biodiesel (B-20) produit de 12 à 18 p. 100 moins d’émissions et un carburant composé de pétrodiesel et de 2 p. 100 de biodiesel (B-2), de 1 à 2 p. 100 moins d’émissions. De plus, en convertissant des résidus pour produire du biodiesel, on les détourne des décharges où ils libéreraient éventuellement du méthane, un gaz à effet de serre qui contribue aux changements climatiques.
Le biodiesel est composé de 11 p. 100 d’oxygène (selon le poids) et ne contient presque pas de soufre, c’est pourquoi, même s’il est ajouté en faible concentration au pétrodiesel, sa combustion est meilleure et peut même améliorer le rendement des convertisseurs catalytiques.
Le biodiesel peut être fabriqué à partir de ressources renouvelables locales – produits agricoles, déchets des industries agricoles tels que les déchets d'abattage, huile à cuisson recyclée, huile vierge non comestible ou surplus agricoles. Ce procédé donne une nouvelle valeur à des produits qui étaient auparavant enfouis dans des décharges, crée des débouchés pour les industries locales et réduit les coûts d'élimination assumés par le secteur public et le secteur privé.
La majorité des fabricants nord-américains de moteurs de véhicules garantissent généralement jusqu’à une teneur de B5. Certains fabricants offrent une garantie pouvant atteindre la teneur B20, à certaines conditions précises.
L’Engine Manufacturers Association (association américaine des fabricants de moteurs) a émis un énoncé technique qui indique qu’un mélange de biodiesel à 5 p. 100 (B5) ne devrait causer aucun problème au moteur ou aux systèmes d’alimentation. Divers fabricants d’automobiles appuient aussi des mélanges à teneur moindre de biodiesel dans leurs véhicules. Puisque le biodiesel est testé et utilisé plus largement, les fabricants seront en meilleure position pour appuyer l’utilisation de mélanges à teneur supérieure.
Le biodiesel est beaucoup moins inflammable que le pétrodiesel, qui brûle à 50 °C (120 °F). Le biodiesel pur (B-100) ne s’enflamme qu’à partir de 150 °C (300 °F). Le point d’éclair (la température à laquelle le carburant s’enflamme lorsqu’il est exposé à une étincelle ou à une flamme) d’un carburant qui contient du biodiesel se situe quelque part entre ces températures, selon la concentration de ce dernier.
Comme le biodiesel est un solvant doux, il est important de nettoyer les écoulements et de se débarrasser des chiffons de façon sécuritaire. En effet, il peut détériorer la peinture s’il reste longtemps sur une surface peinte.
Il a été démontré que le couple et la puissance des moteurs alimentés au biodiesel sont les mêmes que ceux des moteurs au diesel. Le taux de cétane plus élevé du biodiesel peut améliorer le rendement du moteur. Le biodiesel ne produit qu’un peu moins d’énergie par litre que le pétrodiesel courant.
L’Engine Manufacturers Association (association américaine des fabricants de moteurs) a émis un énoncé technique qui indique qu’un mélange de biodiesel à 5 p. 100 (B5) ne devrait causer aucun problème au moteur ou aux systèmes d’alimentation. Divers fabricants d’automobiles appuient aussi des mélanges à teneur moindre de biodiesel dans leurs véhicules. Puisque le biodiesel est testé et utilisé plus largement, les fabricants seront en meilleure position pour appuyer l’utilisation de mélanges à teneur supérieure.
Tout comme le pétrodiesel, le biodiesel peut se transformer en gel par temps froid. Selon des essais réalisés en laboratoire, les carburants qui contiennent du biodiesel se transforment en gel à des températures plus élevées que le pétrodiesel. Les expériences réelles vécues par temps froid varient selon les régions et sont influencées par de nombreux facteurs, dont le type de carburant utilisé. Le carburant B-20 a été mis à l’essai dans des autobus de Montréal, de Saskatoon, de Halifax et dans le parc de véhicules de Toronto Hydro.
Certains biodiesels gèlent à des températures plus basses que d’autres, selon l’origine et les caractéristiques du carburant. Les solutions possibles aux problèmes liés au temps froid sont les mêmes que celles qui s’appliquent au pétrodiesel, c’est-à-dire ajouter des additifs, utiliser un chauffe-bloc ou un chauffe-filtre à essence et stationner les véhicules à l’intérieur ou près d’un bâtiment.
Il est important de nettoyer le réservoir d’un véhicule avant de le remplir d’un carburant à plus haute teneur en biodiesel, car celui-ci est un solvant doux, il « nettoie » les sédiments et la poussière du réservoir et du circuit de stockage. Si l’on fait le plein avec un carburant à haute teneur en biodiesel et que le circuit de stockage est vieux et sale parce qu’on utilisait auparavant du pétrodiesel, le biodiesel dissoudra les sédiments et les transportera dans le circuit d’alimentation en carburant. Dans la plupart des cas, des changements plus fréquents du filtre à huile suffiront, jusqu’au nettoyage du réservoir d’essence et du matériel connexe. Dans les cas plus graves, les sédiments dissous peuvent causer la défaillance de l’injecteur de carburant.
Actuellement, certains parcs automobiles effectuent des essais de biodiesel. Cependant, il n’est pas encore distribué à grande échelle sur le marché canadien. Le biodiesel n’est disponible que dans certaines stations service en Ontario et en Colombie-Britannique.
Toronto Hydro utilise un carburant qui contient 5 p. 100 de biodiesel (B-5) et un carburant qui en contient 20 p. 100 (B-20) dans les véhicules de leurs parcs automobiles. En outre, les Saskatoon Transit Services et la Société de transport de Montréal (STM) mettent à l’essai les carburants B-5 et B-20 dans les autobus urbains. Les progrès technologiques liés à la production du biodiesel pourraient en réduire les coûts.
Comme le pétrodiesel, le biodiesel est offert sous forme liquide. Le plein se fait de la même façon pour ces deux types de carburant.